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Chris Gomersall (RSPB Images)
De manière à permettre d'évaluer l'impact de cette action de protestation, veuillez envoyer aussi une copie des mails à :
PROACT BALD IBIS
et des lettres/fax à: Groupe d'Ornithologie du Maroc (GOMAC) Faculté des Sciences B.P. 4010 Beni Mhamed
50.003 MEKNES Maroc ou email:
MAIL FOR GOMAC
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Groupe d'Ornithologie du Maroc (GOMAC) Faculté des Sciences B.P. 4010 Beni Mhamed 50.003 MEKNES Meknès,
ce 10/07/2001 à M le Ministre Délégué chargé des Eaux et Forêts,
Rabat - Chellah Minister for le Ministre du Territoire, de l'Environnement, de l'Urbanisme et de l'Habitat
M le Ministre de l'Economie, des Finances, de la Privatisation et du Tourisme Monsieur le Ministre,
Le GOMAC vient d' apprendre avec stupeur et consternation l'incroyable nouvelle du projet de construction d'un Club
Méditerranée d'environ 8.000 lits à TIFNIT (260 ha), aux abords immédiats des dernières colonies mondiales de l'Ibis chauve
(65 couples nicheurs cette année), et sur les lieux mêmes de nourrissage principaux de l'espèce (Parc National de Souss-Massa)!
Depuis que le GOMAC oeuvre à la conservation du patrimoine naturel marocain (1989), nous avons déjà eu l'occasion
de collaborer à la préservation de l'Ibis chauve au Maroc (table-ronde internationale au Jardin Zoologique de Témara, atelier
de travail à l'administration du Parc National de Souss-Massa), et nous avons pu constater que les scientifiques marocains
et étrangers ne ménageaient aucun effort pour la sauvegarde de cet oiseau prestigieux, espèce-phare de notre avifaune nationale.
Ces dernières années, les résultats des études entreprises sur le terrain par la Direction du Parc National de Sous-Massa,
sous l'égide de BirdLife International, étaient d'ailleurs particulièrement encourageants, les effectifs de l'Ibis chauve
étant pour la première fois en accroissement depuis le déclin catastrophique de l'espèce constaté aux niveaux mondial
et national. Le projet de création du Club Méditerranée de Tifnit a-t-il le droit de venir réduire à néant tous les efforts
déployés pour l'espèce par la communauté scientifique? Nous ne sommes pas aveuglement opposés à l'avancée du progrès touristique
national, que nous encourageons très vivement par ailleurs, mais nous ne voudrions pas que, à cette occasion,l'image de marque
du Maroc ne soit assombrie une nouvelle fois par un développement anarchique dont les répercussions au niveau environnemental
seraient dramatiques. Le tourisme, c'est bien et profitable pour le pays, mais pas à n'importe quel prix ! Si l'Ibis chauve
venait à disparaître dans la nature, le patrimoine mondial perdrait par-là même un des sesjoyaux les plus précieux : le Maroc
a donc ici une responsabilité extrêmement importante vis-à-vis de la planète toute entière. Le GOMAC s'insurge donc
énergiquement à l'encontre de ce projet de construction du Club Méditerranée à l'endroit prévu aujourd'hui, alors que les
différentes études de faisabilité en cours montrent clairement que son impact serait particulièrement désastreux sur l'avenir
de l'Ibis chauvedans toute la région. Ce projet ne semble pas non plus avoir pris en compte l'étude de localisations alternatives
du Club Méditerranée, pas trop loin de la zone initialement prévue, là où les conséquences de son établissement ne seraient
pas aussi graves sur les terrains de chasse de l'Ibis chauve. D'autre part, vous n'êtes pas sans savoir, Monsieur
le Ministre, que le tourisme écologique (dit " tourisme vert ") est en plein développement au Maroc, et que, parmi
les étrangers visitant notre pays, le nombre d'ornithologues venus spécialement dans le but d'observer l'Ibis chauve,qu' ils
ne pourront jamais admirer dans aucune autre région du monde, est très élevé : c'est d'ailleurs le but premier de tout voyage
ornithologique au Maroc, organisé au départ de tous les pays du monde. Dans cette optique, la perte de l'Ibis chauve
au niveau mondial entraînerait un manque à gagner certain pour l'économie touristique marocaine. Et, dans le cas où l'espèce
disparaîtrait de la nature, il faudrait mettre en oeuvre des moyens coûteux et considérables pour réintroduire l'espèce sur
un site favorable à partir d'individus captifs. Espérant vivement, Monsieur le Ministre, que toutes les considérations
précédentes retiendront votre attention, et comptant vivement sur votre soutien dans cette affaire, recevez nos plus cordiales
salutations. Pour le GOMAC, Le Président, Jacques FRANCHIMONT Le Secrétaire Général, Ahmed EL GHAZI
-------- "Oui, je soutiens avec force l'action du GOMAC en faveur de l'Ibis chauve. Nom :
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